My mind is a bitch

My mind is a bitch

J’ai lacéré mon corps entier
de mes yeux
effacé chaque morceau de chair
qu’elle n’a pas.
Je me suis brisée
en un million de fins morceaux
pour tenter de me reconstruire
autant de fois.
Je me suis détestée
plus souvent qu’autrement
sans jamais me pardonner mes fautes.
J’ai rêvé tous les soirs
et toutes les nuits
d’être une autre.
J’ai un problème
avec tout ce qui est moi.
J’ai un problème
avec ce que je suis
et ne suis pas.
J’ai un problème
avec les idées
dans ma tête
et la chair que je traîne.
Tout mon être me dégoûte,
mais ma haine encore plus.
Et pourtant,
cette haine
je ne peux
la taire.

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Chocolat à l’érable

Chocolat à l’érable

J’adore Pâques.

En fait, Pâques, je m’en fous un peu. Mais chaque année, ce dimanche-là, ma famille du côté paternel se réunis à la cabane à sucre. Et c’est merveilleux. C’est horrible, mais merveilleux.

Je crois que cet après-midi là est le plus long de l’année. Et pourtant, chaque année, je l’attends impatiemment. Toute la famille est là. Ça parle fort, tout le monde est toujours en mouvement, on a pas de place à marcher: c’est le bordel. À chaque fois, j’en ressors avec un mal de tête incroyable. J’arrive et j’ai déjà envie de partir, mais je ne manquerais ça pour rien au monde.

Je me réveille le matin et je redoute déjà l’après-midi. J’enfile mes vêtements les plus vieux et je descends déjeuner. Je me force toujours à manger plus qu’à l’habitude parce que je déteste la bouffe de cabane à sucre de tout mon coeur. Le stew, les cigares au chou, les patates bouillies sèches. Alors je me remplis le ventre d’avance et rendu là-bas, je grignote.

Y’a toujours un 15 minutes après que tout le monde soit arrivé où je me fais asséner de questions de matantes. «As-tu un p’tit chum, là?» «Y va comment ton p’tit chum, là?» «Pis, les études?» «T’étudies en quoi, là?» J’haïs ça. C’est la plus belle façon de me faire savoir que je ne suis d’aucun intérêt: on fait le tour des sujets obligatoires dès le début et après ça, on a plus à se parler. C’est toujours ben ça.

J’ai jamais eu grand chose en commun avec ce côté-là de ma famille. Ils sont enfermés dans leur petit monde et ont tendance à pas trop se préoccuper d’autre chose qu’eux-même. Quand je les vois, tous dans la même pièce, j’ai généralement envie de m’arracher la tête. Un après-midi à la cabane à sucre, avec eux, c’est interminable.

Ma bouée de sauvetage, c’est ma mère. On s’asseoit, les deux, une à côté de l’autre. On s’asseoit sur le divan orange fleuri, probablement aussi vieux et poussiéreux que le plancher de contreplaqué, et on parle. Et on se plaint. Assises là, sur le magnifique divan orange fleuri.

On sait de façon indéniable qu’on «fitte» pas pentoute dans le décor. Ça boit, ça crie, ça court partout, mais nous on s’asseoit et on chuchote. De temps en temps, une cousine nous interrompt. «Est-ce que tu chantes encore?» «Non, mais j’aimerais ça.» Et le reste de la conversation se passe au «je». Je m’en fous un peu dans le fond. Je sais que je ne les intéresse pas, et je n’ai aucunement l’intention d’y changer quoi que ce soit. On s’entend pas, qu’est-ce que tu veux que je te dise! Je me tais et je me bourre la face de sucre; je ne demande rien de mieux.

Je crois que cet après-midi là est le plus long de l’année. Et pourtant, chaque année, je l’attends impatiemment. Parce que toute ma famille est là et que ça boit et que ça crie et que ça court. Parce que je déteste aller à la cabane à sucre à Pâques, mais que je ne manquerais ça pour rien au monde. C’est ma tradition, à moi. C’est ça.

Il y en a qui font des chasses aux trésors et qui mangent des oeufs en chocolat, moi, je m’asseois sur un vieux divan orange fleuri, avec ma mère, au milieu de la cacophonie, et je parle.

Et j’adore ça.

Je ne voyais plus clair

je me languis d’amour
aimez-moi, j’en meurs
mon corps veut chaleur humaine
et ma tête, beaux mots
dans la carence
l’instantané me guide
je palpe, je flatte, j’embrasse
viens dans mon lit
me donner de l’amour pour une nuit
dit que je suis belle
que mon corps allume
des incendies
l’amour est une chose
le désir en est une autre
mais dans la carence
l’instantané me guide
et confonds toute chose

Les pensées éparpillées et la tête qui tourne

Les pensées éparpillées et la tête qui tourne

T’es là. Assise, debout, couchée. T’es là et t’es bien. T’es calme, tu respires.

T’es là et tu respires, puis tu respires plus. Puis le ciel commence à tomber et les murs se referment et tu pense mourrir. Tu penses que c’est la fin du monde. Tes paupières, ton coeur, l’humanité battent trop vite. Le temps s’écoule et s’écroule et plus rien ne va.

T’es là, mais t’es plus là. Ton monde s’effondre et tu penses mourrir. Tes mains tremblent, cherchent. Elles s’activent à chercher quelque chose à quoi s’aggriper. Un bureau, une chaise, une ancre.  Tes mains cherchent mais ta tête cherche plus fort. Tes doigts tremblent, mais ton cerveau encore plus. Tu le sens. Tu le sens trembler et palpiter et vibrer et tu te dis que quelque chose va exploser là-dedans. C’est certain. Tellement de pression, on dirait qu’un étau te serre les tempes. Et ta vue s’embrouille et le monde tourne et tout va trop vite puis le temps s’arrête. Le temps s’arrête, mais ta respiration s’accélère. Encore. Ton corps te lâche, t’as peur. T’as peur de quoi? De tout, de rien, de quelque chose qui n’existe pas.

T’es là. Assise, debout, couchée. T’es là et plus rien ne va. Tu penses mourrir. Mais pourtant tu vis. Et tu vivras.

Kia ora, mate!

Kia ora, mate!

Regarding vocabulary and grammar, māori english is highly similar to New Zealand english. This is why I will be looking further into New Zealand english to establish the differences with the canadian english dialect. However, māori english does have its own pecularities.

First off is the frequent use of traditional māori words in conversations with fellow māori people or when the subject regards the māori culture. There are no particular words that are commonly switched; they are mostly randomly chosen in sentences. Here is an example of a conversation between two people speaking māori english (in full verbatim, meaning this is written as oral english):

Lee: kia ora June. Where you been? Not seen you around for a while.
June: kia ora. I’ve just come back from my Nanny’s tangi [FUNERAL]. Been up in Rotorua for a week.
Lee: e kï [IS THAT SO!] A sad time for you, e hoa [MY FRIEND] and for all your family, ne? [ISN’T IT]
June: ae [YES]. We’ll all miss Nanny. She was a wonderful woman.

”Kia ora” is a commonly used greeting, not only by māori people, but also by New Zealanders in general. However, the other māori words used in this conversation were randomly chosen by the speakers.

Another difference that occurs in this english dialect is the great use of nicknames such as ”mate”, ”bro”, ”sis”, ”cuz” and ”auntie”. Those are used far more frequently in māori english than in New Zealand english or canadian english because familial relationships are highly important in the māori culture.

Finally, as I said sooner, most expressions used in māori english are actually NZE phrases, so I will be referencing to this other dialect to highlight the differences with canadian english. Here are some examples:

First of all Kiwi is not a fruit. In New Zealand, Kiwi either means New Zealanders or a bird (it is the country’s national bird). This is probably the first one to know, if you ever travel to New Zealand, although there are plenty more commonly used words which are very different from ours:

Mc Donald’s is Macca’s. (Interesting one, uh?)
Swimsuit becomes togs.
Flip flops (or sandals) are jandals (wait, what?).
A convenience store is a dairy (yes, really).
Someone with a anger problem is a angus (original, right?).
And someone who eats to much is a hungus (#relatable).

Kiwis also commonly use ”Faaa” either to express excitement or disappointment. It is believed to be a shortened version of ”f*ck” (pardon my french).

Finally, new zealanders and māori english users alike tend to use ”as” as an amplifier for adjectives. It is actually a way of not saying ”as f*ck” (New Zealanders are so vulgar…(that was a joke)). For example, ”This item is cheap as.” would mean the item the person is looking at is very very cheap.

What I have shown here is only a small sample of the tremenduous differences between canadian and māori english, but if you want to find out a bit more, you can consult the following websites:

http://www.chemistry.co.nz/kiwi.htm

http://www.brenontheroad.com/travellers-guide-new-zealand-slang/

https://www.tu-chemnitz.de/phil/english/sections/ling/download/theses/lieberwirth_maoriE2008.pdf